Affaires courantes
La vérité à propos de la LNH

Frédéric Lord
Saturday, 31 January 2009

Le blogue du New York Times nous fait remarquer cette semaine que la fiche de chaque équipe ne reflète pas vraiment l’allure de leur saison.

Les défaites en prolongations et en fusillade sont autant de façons de gommer le dossier de chaque concessison. Ainsi on nous offre le tableu suivant:

Team N.H.L. Reality
Florida 22-17-8 22-25
Phoenix 24-20-5 24-25
Pittsburgh 24-21-4 24-25
Columbus 23-20-5 23-25
Dallas 21-18-7 21-25
Anaheim 24-22-5 24-27
Vancouver 22-20-7 22-27
Carolina 23-21-5 23-26

La fiche du CH? 27-15-06, i.e. 27-21.

xxx

Depuis quelques semaines, on est submergés de sondages à propos des bagarres dans la LNH. On en veut; on en veut pas; les vrais amateur en veulent; les amants du hockey,non; les DG oui, les joueurs peut-être et bla bla bla…

Jim Kelley du Sports Illustrated nous parle de la position de l’association des joueurs. Ces derniers sembleraient plus divisés qu’on pourrait le croire.

“Yes, both your statements are true,” Kelly told a national radio audience when PrimeTime Sports host Bob McCown asked “if in a casual conversation with a player, a stunning number would acknowledge in private that they don’t like fighting in the game and that if you ask them publicly, the code kicks in and media and peer pressures kicks in.”

xxx

Ce soir, à Toronto, on retire le chandail de Doug Gilmour. Un papier du Globe and Mail à ce sujet.

Si Doug venait à faire son entrée au Temple de la renommée, son portrait serait accroché tout juste au côté de Patrick Roy dans le vestiaire de la Flanelle. Bof…

xxx

Notre collection de joueurs de hockey qui aiment le film The Shawshank Redemption s’agrandit. Nouvelle acquisition: Mike Ribeiro.

Parier en ligne sur les Canadiens avec les meilleurs sites de paris sportifs sur Internet offrant les plus gros bonus incluant Unibet, Bwin et Sportingbet !

Affaires courantes
La charge de Carey

Frédéric Lord
Monday, 8 December 2008

cow.jpgDans son édition d’octobre et novembre, le magazine Goalies’ World offre un éclairage sur la charge de travail que le CH devrait imputer à son jeune gardien numéro un, Carey Price.

La publication prescrit une moyenne de 50 à 55 matchs cette année pour ne pas “brûler” le portier de 21 ans.

À titre d’argument, on note que les deux seuls gardiens à avoir gardé les filets de leur équipe pour plus de 60 matchs à moins de 21 ans sont Jocelyn Thibault et Jim Carey. De plus, en regardant de plus près le parcours de Patrick Roy, on se rend compte que le célèbre numéro 33 a officié pour plus de 50 matchs à l’âge de 24 ans et qu’il n’a atteint le chiffre magique des 60 parties jouées en une saison à l’âge de 26 ans.

Au rythme où le Canadiens l’utilise, Jesus Price pourrait bien jouer près de 65 matchs cette saison - en excluant les séries éliminatoires. Est-ce trop?

35 matchs pourraient ainsi permettre à Jaroslav Halak de se développer et devenir un atout pour la Flanelle.

Quoi faire? Que dire? Des suggestions?

Ajout: Martin  Brodeur a joué 77 matchs à 23 ans, sa troisième avec les Devils. Et il a continué comme ça - plus de 70 matchs - jusqu’à cette année. Une exception?

En tout cas, espérons que Price ne soit pas trop vidé d’ici les minatoires.

Affaires courantes

Frédéric Lord
Monday, 24 November 2008

Un moment d’anthologie. Faut entendre Roy préciser ses statistiques de la série. Comment disent-ils en espagnol… suave. ?

Affaires courantes
Le 9, 4, 10 et 33 appartiennent au passé

Frédéric Lord
Saturday, 22 November 2008

On tend à attribuer au sport des vertus sociologiques. Toujours. Bonnes ou mauvaises, on cherche des raisons pour sanctionner notre ferveur, notre envie intenable de connaître le score.

On cherche du sens.

Dans une certaine mesure, le sport devient le témoin d’une époque, d’une société. Un miroir plus ou moins déformant. Un miroir dans lequel ne se reflètent parfois que deux tons.

Une partie de la gloire du Canadien de Montréal tient à cette façon qu’a eu l’organisation, et dans un mesure parfois plus grande les joueurs, à transfigurer la culture québécoise.

En fait, peu de joueurs peuvent se réclamer d’avoir un jour incarné les aspirations d’une province.

Le numéro 9 le peut. À ce moment, le québécois est un travailleur de peu de mots, voir bourru. Exploité par des propriétaires anglophones, il a des mains grosses comme ça et son courage, de Vimy à Ville d’Anjou, demeure la seule certitude. Il s’enorgueillit de déménager et compter cinq buts le soir même. Dans le silence et la résignation qui lui confère sa force, sa fureur.

Le numéro 4 le peut. Parce que, contrairement à son prédécesseur, il est l’homme du monde. Plus raffiné, plus éduqué, il dégaine de façon élégante. Il pense tout aussi bien que le plus scientifique des joueurs. Le fait de marquer en prolongation et de porter l’habit trois pièces impressionne, rassure sur le progrès réalisé jusque-là. C’est l’expo 67, c’est la Révolution tranquille sur glace.

Le numéro 10 le peut. Puisque la pensée explose, le corps exulte. Le flower power. La poésie, l’effervescence de la nuit de la poésie. Comme tout le monde, on fume entre les périodes et on célèbre notre différence sur la glace. Après 1980, la déprime, le déclin, le jeu défensif.

Et le numéro 33 le peut. Avec le marasme, la récession vient l’individualisme. Seul devantson filet. L’affirmation. La combativité surtout. La compétitivité et une certaine arrogance qui manquait au Québec pour éclore aux quatre coins de la planète. C’est le Québec Inc, Céline Dion, Quebecor, le Cirque du Soleil; c’est tout ça et un peu plus. Puis, tout de suite après novembre 1995, on déménage aux États. Le succès y est, un soupçon de regret. Mais toujours la victoire.

Et le prochain? International?  Immigré? De l’ouest ? Ça ne peut être rude, ça non.  Les meilleurs ne sont jamais des goons.

Voilà pourquoi le 9, le 4, le 10 et le 33 sont les seuls numéros qui devraient reposer au plafond de la Cathédrale montréalaise. Ils incarnent notre passé.

Affaires courantes
À propos du Roy

Frédéric Lord
Friday, 21 November 2008

Le blogue Eyes on the Prize offre le genre de chronique que l’on retrouve habituellement dans un magazine comme le Lundi: 33 choses que vous ne savez pas sur Patrick Roy.

Vraiment bien fait.

6 - At the 1976 Quebec International Pee Wee tournament, Roy helped his team go three rounds deep despite the loss of their leading goal scorer. During the tournament, Roy had his photo taken with a 12 year old Brett Hull.

Affaires courantes
Le droit de dire des niaiseries

Alex Coupal
Wednesday, 5 September 2007

J’écoutais la première participation de Bébéhabs sur l’émission rimouskienne d’un réseau FM et ça m’a donné à réfléchir. Le Bébé s’en est d’ailleurs très bien tiré et elle a soulevé un point qui a retenu mon attention à propos du Breezer. Peu de temps après son arrivé au Colorado, Brisebois avait déclaré quelque chose dans le genre que de quitter Montréal était la plus belle chose qu’il lui soit arrivé. Visiblement, ce commentaire n’a pas été retenu contre lui lors de sa récente embauche. J’ai ensuite pensé à Kovalev qui n’a pas ménagé son crachat dans les médias russes à propos du CH, et qui jusqu’à preuve du contraire, fait toujours parti de l’équipe.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, il me semble que l’état-major du Canadiens était beaucoup moins patient avec les écarts de conduite de ses joueurs. Patrick Roy et Guy Carbonneau ne se sont-ils pas fait montrer la porte à cause d’intempéries médiatiques? Et pourtant leurs valeurs en tant que joueur étaient loin d’être négligeables. Un peu de clémence lors de ces incidents aurait pu éviter la dégringolade de l’équipe. Est-ce que le Canadiens aurait appris de ses erreurs?

Toujours dans le registre des déclarations qui frappent l’imaginaire, Pierre Boivin n’est pas en reste. D’ailleurs, le discours du Président se veut de plus en plus agressif depuis quelques mois. Après avoir promis l’arrivée d’un joueur d’impact au printemps, M. Boivin continue d’augmenter la pression sur son équipe. Alors qu’au tournoi de golf de l’an passé on parlait de faire les séries, cette année le Prez a déclaré que de ne pas faire les séries serait inacceptable. Il y a là une plus grosse nuance que l’on pourrait le croire.