Affaires courantes
Le droit de dire des niaiseries

Alex Coupal
Wednesday, 5 September 2007

J’écoutais la première participation de Bébéhabs sur l’émission rimouskienne d’un réseau FM et ça m’a donné à réfléchir. Le Bébé s’en est d’ailleurs très bien tiré et elle a soulevé un point qui a retenu mon attention à propos du Breezer. Peu de temps après son arrivé au Colorado, Brisebois avait déclaré quelque chose dans le genre que de quitter Montréal était la plus belle chose qu’il lui soit arrivé. Visiblement, ce commentaire n’a pas été retenu contre lui lors de sa récente embauche. J’ai ensuite pensé à Kovalev qui n’a pas ménagé son crachat dans les médias russes à propos du CH, et qui jusqu’à preuve du contraire, fait toujours parti de l’équipe.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, il me semble que l’état-major du Canadiens était beaucoup moins patient avec les écarts de conduite de ses joueurs. Patrick Roy et Guy Carbonneau ne se sont-ils pas fait montrer la porte à cause d’intempéries médiatiques? Et pourtant leurs valeurs en tant que joueur étaient loin d’être négligeables. Un peu de clémence lors de ces incidents aurait pu éviter la dégringolade de l’équipe. Est-ce que le Canadiens aurait appris de ses erreurs?

Toujours dans le registre des déclarations qui frappent l’imaginaire, Pierre Boivin n’est pas en reste. D’ailleurs, le discours du Président se veut de plus en plus agressif depuis quelques mois. Après avoir promis l’arrivée d’un joueur d’impact au printemps, M. Boivin continue d’augmenter la pression sur son équipe. Alors qu’au tournoi de golf de l’an passé on parlait de faire les séries, cette année le Prez a déclaré que de ne pas faire les séries serait inacceptable. Il y a là une plus grosse nuance que l’on pourrait le croire.

Parier en ligne sur les Canadiens avec les meilleurs sites de paris sportifs sur Internet offrant les plus gros bonus incluant Unibet, Bwin et Sportingbet !

Affaires courantes
En vrac : Brisebois, Gillett et Ryder

Jason Cavallaro
Tuesday, 14 August 2007

Patrice Brisebois

breezer71.jpg

En dépit du fait qu’on en parlait même avant que ce soit officiellement annoncé, le retour de Patrice Brisebois demeure pour le moins étonnant. Il y a deux volets à analyser selon moi : le joueur comme tel et sa place au sein du CH. Dans un premier temps, il est surprenant que Gainey ait accepté de re-signer un joueur qu’il a laissé partir, surtout dans les circonstances où cela s’est fait. On peut aussi se demander quelle sera la réaction des fans lorsque le nouveau 71 sera annoncé au match d’ouverture, et celle de Gainey par la suite si ça tournait mal. Par contre, force est d’admettre que Brisebois démontre énormément de caractère en acceptant de revenir jouer dans une ville qui l’a pratiquement chassé. Je ne suis pas de ceux qui croient que Brisebois n’avait d’autre choix que de revenir à Montréal ou de prendre sa retraite.  Plusieurs équipes ont besoin de profondeur à la défensive et à 700 000$, c’est une aubaine. Dans un 2e temps, je m’explique mal la signature d’un point de vue hockey. Si mes calculs sont exacts, on a maintenant 8 défenseurs, à moins que Streit reste à l’attaque ou que Gorges ne fasse pas l’équipe. Dans le cas de Streit, s’il demeure à l’attaque, ça enlève un poste à une recrue. De plus, Montréal a, selon plusieurs, énormément de jeunes prêts à assumer le rôle de 6-7e défenseur et la venue du « Breezer » va sans l’ombre d’un doute enlever également la place d’un jeune. Est-ce que Bob a aussi peu confiance en ses jeunes défenseurs pour la saison prochaine que votre humble serviteur? La question se pose. Peut-être prépare-t-il une transaction et que la venue de Brisebois va lui permettre de manœuvrer avec plus de latitude. On peut toujours espérer.

La perfection au masculin

george g.jpg

Le propriétaire du Canadien de Montréal, le très honorable Georges Gillett, a encore une fois fait parler de lui avec l’acquisition de l’écurie Evernham Motorsports dans la série Nascar. Rappelons que Gillett est également co-propriétaire du FC Liverpool, une équipe de soccer de première division. Quand le propriétaire d’une équipe de hockey a davantage de succès avec ses nouuvelles acquisitions que son directeur gérant, c’est signe que la saison risque d’être longue.

La signature de Ryder

ryder_home.jpg

Plusieurs semblaient soulagés que Ryder et le Canadien puissent s’entendre avant que la cause soit portée en arbitrage. C’est vrai qu’il est préférable d’éviter l’arbitrage, parce que souvent les deux parties s’entre-déchirent et le résultat est souvent dévastateur. Le dernier exemple de ce que j’avance est Sean Avery, qui s’est fait littéralement « varlopé » par Glen Sather. Cependant, si le résultat est le même que si on avait été en arbitrage (contrat d’un an), on se retrouve pratiquement au même point. Ryder va soit être échangé à la date limite des transactions ou le Tricolore va le perdre pour rien à la fin de l’année.  Je ne vois pas pourquoi on réussirait à s’entendre à long terme avec un joueur quand ça fait pratiquement 3 ans qu’on lui signifie clairement qu’on ne croit pas en lui à long terme.