Affaires courantes
La crise économique professionnelle
Frédéric Lord
Thursday, 11 December 2008
Comment peut-on parler de crise économique lorsque Michael Ryder gagne 4 millions?
La NFL congédie plusieurs de leurs employés parce que la crise… non mais c’est pas drôle… On en profite pendant que ça passe.
Gary Bettman, avec sa candeur patentée, n’est peut-être pas aussi naïf (menteur) que l’on ne croit. Phoenix perd 35 millions… so what? L’argent coule…
Bref, faudra attendre au prochain 1er juillet. Est-ce que les joueurs autonomes seront en mesure d’obtenir autant? 7 millions Campbell, 4 millions Avery, 6 millions Roszival?
En ce sens, on pourra tirer deux conclusions: 1) Le sport professionnel est vraiment touché par la crise. 2) Plusieurs équipes sont gérées par des épais.
[…] ces sièges vides dans les amphithéâtres ne sont pas véritablement vides. C’est simplement que les spectateurs qui les occupent se sont rués en masse vers les comptoirs alimentaires pour pouvoir profiter de l’occasion d’acheter des chiens chauds et de la mousseuse dix fois le prix de ce qu’on trouve ailleurs.
La vente de publicités télévisuelles pour le prochain match du Super Bowl va bon train. Plus de 90 % des cases ont déjà été réservées. Pour une pub de 30 secondes, il en coûte cette année trois millions de dollars américains, mais c’est pas grave.
[…] C’est que les Mets, qui emménageront la saison prochaine dans leur nouvelle demeure située juste à côté du stade Shea, ont vendu, à raison de 400 millions pour 20 ans, les droits d’appellation de celle-ci au grand consortium Citibank. Le nouveau stade doit donc s’appeler «Citi Field».
Sauf que. Sauf que Citibank fait partie des éclopés majeurs de la récente tourmente financière, et a dû comme d’autres appeler le gouvernement fédéral à la rescousse, ce qui s’est traduit par des dizaines de milliards publics injectés dans l’entreprise en guise de plan de sauvetage.
[…] La prochaine fois, nous jetterons un oeil sur toutes les conjugaisons possibles du verbe «flouer». Et c’est bien parce que nous sommes polis que nous n’en utiliserons pas un autre qui commence par la même lettre.
Je vous ai déjà parlé de cette relation amour-haine?






