Affaires courantes
Goaler!?!
Alex Coupal
Thursday, 22 November 2007
Parlons en des gardiens. Dans la dernière capsule des Antipodes, on mentionnait que le Canadiens a ses deux gardiens dans le top 25 des cerbères pour le nombres de victoires.
Les statistiques pour les gardiens sont nombreuses et peuvent dire n’importe quoi. Par exemple, si on se fie uniquement à la moyenne de buts alloués, il y a quelques imposteurs dans le top 10 :
Rang Joueur Équipe Moyenne de buts alloués
1 Chris Osgood DET 1,65
2 Henrik Lundqvist RAN 1,75
3 Martin Gerber OTT 1,85
4 Pascal Leclaire CBJ 2,00
5 Evgeni Nabokov SJS 2,02
6 Tim Thomas BOS 2,05
7 Ilja Bryzgalov PHX 2,12
8 Dany Sabourin PIT 2,18
9 Mike Smith DAL 2,21
10 N. Backstrom MIN 2,23
Osgood n’est pas mauvais, mais ce n’est pas le meilleur gardien de la ligue. Dany Sabourin et Mike Smith sont des réservistes. Ce qui explique leur présence dans ce club sélect, c’est le nombre de matchs qu’ils ont disputés. Lundqvist et Nabokov ont 21 matchs à leur actif alors que Sabourin et Smith, respectivement 9 et 8. C’est plus que du simple au double. Alors, quelle est la donnée qui donne l’idée la plus précise de la valeur d’un gardien? Le nombre de victoire. Ultimement, il faut être bon pour en avoir beaucoup. Encore là, le nombre de match disputé a une influence, mais seulement si le gardien a du succès.
Si on regarde le top 10 des gardiens ayant le plus de victoire, vous allez voir qu’il y a beaucoup moins de chaudrons.
Rang Joueur Équipe Nombre de victoires
1 Martin Gerber OTT 13
2 Henrik Lundqvist NYR 12
3 Martin Biron PHI 11
4 Evgeni Nabokov SJS 11
5 Chris Osgood DET 10
6 Cam Ward CAR 10
7 Rick Dipietro NYI 10
8 Johan Holmqvist TBL 10
9 Tomas Vokoun FLA 10
10 Manny Legace STL 9
Comme je le mentionnais dans l’intro, Huet et Price sont dans les 25 premiers à ce chapitre. Le Cousin a 7 victoires en 14 parties, et Carey, 5 victoires en 7 parties. C’est d’ailleurs cette donnée qui fait qu’au lieu de se réjouir d’avoir deux bons gardiens à Montréal, tout le monde capote avec Carey Price. Chiffre à l’appui.
Je me demande si ce matin, dans les journaux du Minnesota, il y a un journaliste sportif hystérique (petit clin d’œil à Claude) qui s’insurge que le Wild ait choisi Benoît Pouliot à la place de Carey Price lors de la séance de repêchage de 2005. Vous savez, comme ça se voit souvent ici. C’est tellement facile de dire, 3 ans plus tard, qu’ils auraient dû prendre Price à la place de Pouliot. Histoire de s’inscrire en faux, faisons l’exercice inverse. En excluant Crosby, qui est l’incarnation de l’exception, deux autres équipes ont sélectionné avant le Canadiens des joueurs qui sont toujours dans la Ligue Américaine. Le Wild avec Benoît Pouliot et les Ducks avec Bobby Ryan. Le troisième choix de cet encan, Jack Johnson, débute sa carrière dans la LNH cette année, mais avec une autre équipe que celle qui l’a repêché. Les Hurricanes l’ont effectivement laissé filer dans une transaction débile avec les Kings de Los Angeles. Donc, du côté des Canes, un bon choix de repêchage mais un problème évident de rétention. Et de garder ses joueurs est un facteur important lorsqu’on parle de choix de repêchage.
Dans la foulée de l’annonce du retrait des numéros de Larry Robinson et Bob Gainey, voici la 





