Grandes Chroniques
Correspondance 02
Frédéric Lord et Alexandre Coupal
Saturday, 12 April 2008
Montréal, jour 4 des séries
Mon très cher,
Quand je pense que tu as failli rater les 122 premières secondes du match de jeudi. Tout à fait toi, d’arriver pile à l’heure pour la première mise au jeu. Un savant mélange de désorganisation et de chance. Comment fais-tu? J’ai eu ouï-dire qu’il avait une coiffure blonde qui courrait sur Beaubien vers 19h11. Serait-ce le secret de ton timing?
Tu parles d’un hasard que j’ai parlé de relation fraternel lors de notre dernier échange. Ce n’était en rien une prédiction du départ canon des frères Kostitsyn. Depuis que Petite Titine a rejoint Grosse Titine, on ne peut ignorer la puissance des liens familiaux dans leurs cas. Surtout quand on n’est loin de chez soi comme ils le sont. As-tu déjà visité la Biélorussie? C’est une terre remplie de réponses.
Puisque quand tu m’accompagnes, je sombre dans l’excès, je prendrai une pause de toi ce soir. Pour cause de boulot. Je veux être au top, pour surfer sur l’électricité qui déferle sur la ville. Ce n’est que parti remise au lendemain. Je ne refuserai pas une invitation dans ton domaine. Tu n’as qu’à la lancer. Et tel le sournois que je suis, quand tu ouvriras la porte, tu me trouvera… avec toute ma famille.
N’arrête jamais de courir.
Biggie
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Montréal, quatrième jour des séries
Biggie Boy,
Tout s’est passé si vite. Je peine à me rappeler le match dans son ensemble. À lire et entendre le commentateur sportif, toute l’équipe a joué comme Héraclès en route vers Thèbes.
Bien vu, vieux, pour les Titines. Semble d’ailleurs se créer une fascination pour les deux frères. D’abord, tout le monde capote sur Serge, le p’tit dernier. D’autres, comme Émile sur son blog, croient fermement qu’Andrei récoltera, un jour ou l’autre, 100 points.
N’empêche. Sont différents les Tits. J’imagine que c’est comme ça dans chaque fratrie. Ton frère et toi, z’êtes assez différents, n’est-ce pas?
Pour ce soir, c’est bon. Préserve-toi, les séries pourraient bien être longues et minatoires. Dimanche, jour du seigneur, je ferai mieux que t’inviter chez moi. Je réserve dans un boui-boui tout près. On pourra faire connaissance avec de nouveaux partisans/amis. Veux-tu que je t’apporte du Purex? À taper dans les mains de tant d’inconnus, on en vient à se surprendre d’avoir tant en commun.
Ton Freddy
P.S. Jeudi dernier, c’est à toi que je courais, mon ami…






