Grandes Chroniques
Parlé vou la françé?
Alex Coupal
Thursday, 7 September 2006
Depuis deux semaines, l’intelligenzia de la couverture sportive montréalaise fait les gorges chaudes à propos de la situation des francophones chez le Canadiens et elle ne se gêne pas pour colporter tout un ramassis de conneries. Le casque de ce chroniqueur étant plein, il est grand temps de prendre position. Pour commencer, concédons quelques points aux biens pensants.
1. C’est vrai qu’il n’y a que 4 joueurs québécois dans la formation actuelle sur papier du Canadiens.
2. Tout aussi véridique que les 24 éditions du Tricolore qui ont remporté la coupe Stanley étaient toutes composées d’un solide noyau de gars d’ici et personne n’a besoin d’un diplôme en génie nucléaire pour comprendre que ce fût un élément déterminant dans la réalisation de ces conquêtes.
Fin de l’énumération. Tout le reste qu’on lit et qu’on entend partout, c’est de la bullshit, comme dirait un pure laine. Â
Premièrement, ce n’est pas un agence gouvernementale qu’il faut monter pour attaquer la prochaine saison, c’est une équipe de hockey. Peut-être que pour d’autres secteurs, l’absence de compétences peut être moins apparente mais pas dans le cas qui nous intéresse. On imagine bien les Réjean Tremblay de ce monde se pamer devant un Tricolore composé de 15 joueurs nés à Chicoutimi et qui serait 10 point derrière la 29e équipe au classement. Me semble qu’ils encenseraient l’administration du club.
Personne n’en parle, mais lors des 5 dernières années, la représentation québécoise au sein des troupes du CH était bonne. Pas l’équipe par exemple. Tout le monde semble déjà avoir oublié que pas plus tard que l’an passé, on en avait une vedette locale, c’est juste qu’elle nous a chier dans les mains.
Deuxièmement, on a l’impression que certains sophistes du journalisme sportif voudraient faire une corrolation entre le fait qu’il y a moins de joueurs québécois dans la Ligue Nationale parce qu’il y en a moins chez le Canadiens. Le seul lien qu’il peut y avoir est celui de la cause à effet. C’est pas bien compliqué, moins de joueur dans la ligue, moins de joueur dans l’équipe. Mais là où le sang atteint son point d’ébulition dans mes veines, c’est quand j’entends certains sbires se drapper dans la fatalité pour expliquer que les québécois sont moins nombreux parmis l’élite du hockey. Come on! Dormez-vous au gaz? Qu’est-ce qui s’est passé au cours des 10 dernières années dans le monde du hockey à Montréal? Vous devriez le savoir, c’est vous autres qui avez couvert les activités du CH. Ben oui, l’équipe valait pas une cenne. Ça fait une décennie que les petits gars partout dans la province assistent au spectacle désolant d’un ancienne gloire qui n’a plus aucun panache. Est-ce que ça se pourrait que ce soit un début d’explication à la situation actuelle? Combinez à ça l’émergence d’un club de football qui a su apprendre a gagner rapidement et ne vous étonnez pas de constater que bien des enfants ont peut-être choisi un autre sport que celui de leur pères. Parce que c’est ça qui est arrivé et rien d’autre. Vous verrez bien quand il y aura 10 quebecers dans la NFL. Ou qu’on assistera à la naissance d’une vedette de soccer. Et n’oubliez pas que bientôt, tout le monde va pouvoir constater de visu que le prochain pilote canadien en F1 va encore être un québécois. Comme si on continuait pas d’être les meilleurs dans un paquet de domaines parce que, Oh! malheur, il y a moins de joueurs québécois dans la LNH. D’ailleurs, si je peux me permetre, je pense qu’on a plus rien à prouver question hockey.
Revenons au Canadiens. Parce que là , il n’y a pas juste la faible représentativité des nôtres qui titille les commentateurs. Non, il y a Saku qui ne parle pas français. On voudrait juste qu’il dise Bonjour et Merçi beaucoup, comme s’il n’était pas capable de faire ça. N’importe qui peu apprendre 2 mots dans une langue et faire semblant de la parler. Ça prend une minute. Une chance que Koivu a un peu de dignité parce que sinon, il y a longtemps qu’il nous aurait emplit avec des phrases toutes faîtes et les matantes se seraient pâmer jusqu’à la St-Jean-Baptiste. Là on aurait eu l’air d’une belle gang de colonisé.
Finalement, il y a Bob, le méchant ontarien qui n’a pas voulu signer à tout prix J-P Dumont, quitte à tout décalisser son alignement. Bad Bob! Le même qui a repêché deux québécois de premier plan au cours des deux dernières années et qui vient de céder les rennes du club à une ancienne vedette francophone des belles années des Glorieux. Ça, c’est ce que moi j’appelle un raciste.Â







18 September 2006 à 23:45
Hahaha! Wow… Je n’aurais pas su mieux dire. Tu es mon nouvel idole je crois bien!!
21 September 2006 à 20:35
Quel délicieux commentaire. Merci beaucoup Madame K. Êtes-vous parente avec Capitaine K?
22 September 2006 à 14:13
je sais pas si tu le sais Alexander “the great”, mais Saku ne fait pas de la politique. il joue au hockey avec passion. il le fait bien. comme Bob le faisait bien. encore heureux que tu reconaisses que les Brakewood, Odette ou Yourgeon non rien fait qui vaille durant leur séjour à Mtl.
anyways, lache pas, il reste te beaucoup de travail avant de trouver ta niche mais ca va “pogner” beaucoup.
27 September 2006 à 13:22
J’espère bien que l’on puisse chialer contre contre les joueurs du canadien qui sont incapable de dire aucun mot de français.C’est une simple question de respect pour le public francophone.Es-ce normal que notre valeureux capitaine,qui est là depuis près de dix ans,ne puisse touyjours pas parler français.Ce n’est qu’au Québec qu’une situation pourrait arriver.Nommez moi un autre endroit ou tu peux travailler pendant 10 ans,sans avoir à apprendre la langue…Et maintenant que certain chroniqueur sportif soulèvent cette question,vous leurs tombez dessus,franchement.Il n’est pas question ici de n’engager que des québécois,mais peut-on au moins demander au capitaine d’apprendre le français,SVP.
27 September 2006 à 19:46
Le commentaire de M. Garrett ressemble beaucoup à un qu’on pourrait lire sur un média Grand Public et ça me touche beaucoup. Quelques petits points pour démolir votre envolé.
Premièrement, il n’y a que les anglophones qui ont le luxe de travailler n’importe où dans le monde dans leur langue maternelle. Dois-je préciser que Koivu ne bénéficie pas de ce privillège. Deuxièmement, que ça vous plaise ou non, Montréal est une ville billingue où des milliers de personnes à tous les jours travaillent en anglais. Nous sommes en Amérique et le contraire serait sûrement anti-productif.
Finalement, dans le cas de Saku, on ne veut pas qu’il dise merçi beaucoup à la fin de ses entrevues, on veut qu’il compte 30 buts. VoilÃ
28 September 2006 à 11:46
Vous auriez pu aussi sans l’anglais point de salut…Dire que des milliers de travailleurs de Montréal utilise l’anglais est vrai,mais de dire que le contaire serait anti-productif,voila bien le discour archaique du canadien français .L’utilisation du francais serait-elle contre productive…..Franchement,même Jan Wong n’en dirait pas autant.En passant Montréal est peut-être bilingue,mais il est évident que le club canadien dépasse les frontière de Montréal et est en fait l’équipe de tout le Québec,qui lui n’est pas bilingue.Pensez-vous que les gens de Trois-Rivière sont des partisans des Coyotes de Phoenix.Ils sont fou ses québécois exiger le francais en Amérique du nord, speak white.En passant es-ce qu’un joueur de soccer anglais qui passerait toute sa carrière avec l’olympique de Marseille,en particulier le capitaine,n’y apprendrait pas le francais j’en doute fort.Mais nous québécois n’en méritont pas autant…..