Affaires courantes
Analyse de repêchage inversée

Alex Coupal
Wednesday, 10 October 2007

price-gainey1.jpgJe me demande si ce matin, dans les journaux du Minnesota, il y a un journaliste sportif hystérique (petit clin d’œil à Claude) qui s’insurge que le Wild ait choisi Benoît Pouliot à la place de Carey Price lors de la séance de repêchage de 2005. Vous savez, comme ça se voit souvent ici. C’est tellement facile de dire, 3 ans plus tard, qu’ils auraient dû prendre Price à la place de Pouliot. Histoire de s’inscrire en faux, faisons l’exercice inverse. En excluant Crosby, qui est l’incarnation de l’exception, deux autres équipes ont sélectionné avant le Canadiens des joueurs qui sont toujours dans la Ligue Américaine. Le Wild avec Benoît Pouliot et les Ducks avec Bobby Ryan. Le troisième choix de cet encan, Jack Johnson, débute sa carrière dans la LNH cette année, mais avec une autre équipe que celle qui l’a repêché. Les Hurricanes l’ont effectivement laissé filer dans une transaction débile avec les Kings de Los Angeles. Donc, du côté des Canes, un bon choix de repêchage mais un problème évident de rétention. Et de garder ses joueurs est un facteur important lorsqu’on parle de choix de repêchage.

Regardons maintenant quel joueur Timmins et sa bande ont échappé suite à la sélection de Price. Dans le top 10 des choix qui ont suivi Crosby, il n’y a que Gilbert Brulé et Anze Kopitar qui ont réellement débuté une carrière dans la LNH. Kopitar est évidemment le meilleur joueur des deux, bien qu’il ait été choisi 5 rangs plus tard. Brulé ne fait saliver personne avec ses 9 buts en 78 matchs l’an passé. Reste Kopitar, qui a pris la pole en terme de performance dans le groupe des choix de première ronde, toujours après Crosby. Mais je suis convaincu qu’aujourd’hui personne ne voudrait l’échanger contre Carey Price.

Bref, le début de la carrière de Price dans la LNH est une grosse histoire et elle met en évidence les bons coups des dépisteurs du CH. Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à Carey. Et longue vie à Trevor Timmins.

Laisser un commentaire