Affaires courantes
Où sont les buts?
Alex Coupal
Wednesday, 29 November 2006
Dans un match qui ne voulait pas voir de buts, le Canadiens l’a finalement emporté en fusillade contre les Panthers de la Floride, hier soir, au Centre Bell. Une partie chaudement disputée qui malgré la virginité du tableau de pointage s’est révélée plutôt excitante. Le seul hic, c’est que le CH affrontait une équipe de fond de classement. Ça n’a pourtant pas paru puisque les floridiens avaient l’air aussi bons que le Tricolore. Ou était-ce l’inverse? Bien sûr que non. C’est une évidence que l’équipe qu’a assemblé Bob Gainey est supérieure à celle dont a hérité Jacques Martin. Le problème, c’est qu’après 60 minutes de jeu, le résultat était le même des deux côtés.
Hors, si le Canadiens est une meilleure formation que les Panthers, pourquoi a-t-il fallu attendre la fusillade pour s’approprier les précieux deux points. Chers amateurs, c’est une excellente question que vous posez là et j’y répondrai à l’aide d’une métaphore. Voyez-vous, le CH a joué hier comme somme meilleur joueur du match, Alexander Perezhogin. Rapide, agressif, il a dominé en avant, au milieu et en arrière. Un peu comme le St-Esprit, Perezho est partout sur la glace. Et c’est loin d’être sa première performance du genre cette année. Ce ne serait pas exagéré de dire que son travail est très sous-estimé par l’intelligenzia de la couverture sportive québécoise. Même son nom semble encore difficile à prononcer pour certains analystes, mais je m’égare. Perezhogin a joué comme une brute hier, et son équipe aussi dans une certaine mesure. Mais si c’était toujours 0-0 après trois périodes, c’est parce que le CH a une grosse carence dans son jeu. La même que Zhogin. Vous savez, cet aspect du hockey où il s’agit de compter des buts. Voilà . Il est là le fuck.
Où sont les buts? Loin de moi l’idée d’affirmer que c’est la faute de Perezhogin si le Canadiens ne fait pas allumer la lumière rouge. Non. À ce stade-ci de son développement, le Kazakh nous en donne beaucoup plus que ce à quoi on pouvait s’attendre. Il y a d’autres responsables à pointer du doigt, ce que nous éviterons de faire. De toute façon, vous les connaissez. Reste que c’est un aspect non-négligeable du jeu. C’est ce qui nous a coulé contre Philadelphie samedi et la situation aurait très bien pu se répéter hier.
En attendant, Huet se charge d’empiller les victoires. Heureusement, car le désespoir pourrait très bien s’installer. Comme en font foi ses hurlements entendus tard dans la nuit montrélaise : Higgy, où es-tu?
Permettez moi d’utiliser mon dernier paragraphe pour vous glisser un mot au sujet de notre nouveau feature purement flanellien. Il s’agit du Générateur de Perronisme que vous trouverez juste au-dessus de notre calendrier. La paternité de l’idée revient à Cédric Dussault, recrue du mois de novembre chez Ste-Flanelle.com. Le concept est simple, chaque fois que vous rafraîchissez la page d’accueil, le générateur vous pond un perronisme de son cru. Comme ça, dans plusieurs milliers d’années, les machines pourront continuer de perpétuer l’œuvre de Jean Perron.







29 November 2006 à 12:27
En effet, Alexander aurait amplement mérité l’une des trois étoiles du match hier soir. Soit dit en passant, on doit écrire “Perezhogin”, et non pas Perezoghin
29 November 2006 à 15:03
Mon commentaire ne sera en aucun point constructif…HIGGINS REVIENS!!!!! c’est tout…
29 November 2006 à 15:04
Merci beaucoup Julien pour la correction.
La qualité du français, ou du kazakh dans ce cas-ci, est très importante au sein de notre groupe. Vous êtes bien gentil d\’y participer.
Merci également à Julie pour son appui à notre affection pour Higgy.
Julien et Julie, c\’est pas mal cute.Â
29 November 2006 à 17:23
A chaque extrémité de la patinoire!