Affaires courantes
Amenez-en des punitions!
Alex Coupal
Tuesday, 14 November 2006
Alors qu’on attendait une équipe avec du ressort pour rebondir de leur contre-performance de samedi soir à Toronto, le Canadiens a entrepris ce duel face aux Sénateurs là où il avait laissé l’avant-veille. Même s’il l’a finalement emporté 6-3, le match aurait pu lui filer entre les mains dès la première période. On sait que les Sens éprouvent des difficultés depuis le début de la saison mais ils ont conservé cette arrogance qu’ils ont développée l’an passé face au Tricolore. On semblait s’être passé le mot du côté des O-taouins ; bousculons ce frêle CH. Puisque les Sénateurs vivent visiblement dans le passé, Mike Komisarek s’est chargé de leur rappeler que les temps ont changé. Alors qu’Ottawa était en contrôle du match et tabassait tout ce qui porte les couleurs bleu-blanc-rouge, Kovalev en particulier, Komi a planté le gros McGrattan dans la bande. Si les analystes tergiversent ce matin à savoir si la mise en échec était légale, affirmons tout de suite qu’on s’en balance.
Il n’en fallait pas plus pour que les Canadiens reprennent du momentum. Et ce même Komisarek, seul représentant en santé de notre chère filière long islandienne, a terminé son travail de déstabilisation en enfilant un but en désavantage numérique. Un septième pour le CH cette saison, un sommet dans la ligue. Des quelques points positifs que l’on a pu observer hier, le brio des unités spéciales en désavantage numérique est remarquable. Même sans Higgins, l’autre membre de la filière, les hommes de Guy Carbonneau ont maintenu leur postion au 3e rang de la ligue à ce niveau. Ils sont tellement dominants, que nous sommes ambivalents à savoir si le grand nombre de punitions dont écopent les montréalais cause un réel problème. Ce qui est sûr, c’est que le Canadiens est l’une des équipes les plus punies de la LNH. Faut-il s’en réjouir? Peut-être, qui sait.
Le dossier des pénalités nous amène à discourir de Janne Niinimaa qui en plus d’en provoquer son lot, a cru bon argumenter suffisamment auprès des arbitres pour aller chercher des minutes additionnelles. Faudrait lui expliquer qu’il n’y a pas de compétition à l’interne pour le plus grand nombre de minutes passées au cachot. De toute façon, une place confortable l’attend dans un autre genre de prison: la galerie de presse.
Allons-y maintenant avec votre ration quotidienne de Guigui, telle que prescrite par votre médecin. Eh oui, le beau blond de St-Catherine a marqué deux fois en l’espace de 30 secondes. Mais au-delà de cette aveuglante statistique, il faut retenir que, comme vous le lisez régulièrement sur cette tribune, le Guigui a joué son meilleur match de la saison. D’ailleurs, de match en match, je n’ai qu’à copier-coller ce dernier bout de phrase, ce qui se révèle une technique journalistique fort efficace. C’est pourtant la vérité et on ne peut faire autrement que de se réjouir de la progression de l’idole d’un peuple. Un peuple qui s’était déplacé jusqu’au Scotia Bank Center pour l’acclamer. Il y avait tout un pan des estrades occupé par des universitaires québécois qui se sont fait entendre toute la soirée. Tellement qu’on a l’impression qu’une vraie rivalité pourrait naître entre les deux équipes s’il fallait que ce genre de situation se poursuive. Pour une fois que les études supérieures serviraient à quelque chose.
Un petit point négatif dans le cas de Latendresse. Jacques Demers et moi, ou si vous préférez, les deux grands buddies, avons fait la même observation. On a eu l’impression que sur son deuxième but, un tir de Sheldon Souray qu’il a fait dévier, le jeune avait été un peu prompt à signifier la paternité du résultat. On espère juste que c’est Sheldon qui lui faisait une face en voulant dire : Y as-tu touché?







14 November 2006 à 10:24
À savoir si la mise en échec de Komisarek sur McGrattan était légale, je m’en fous aussi, mais j’en ai plein mon casse de voir des joueurs en possession du palet près de la bande se retourner et présenter le dos à un adversaire qui lui fonce dessus, dans l’espoir d’attirer une punition. C’est tellement dangereux que même Don Cherry trouve ça cave. Erik Cole s’est presque fait tuer de cette manière la saison dernière. Vous vous souvenez de l’assaut de Claude Lemieux sur Kris Draper ? Moi je persiste à croire que c’était la faute de Draper.
14 November 2006 à 11:50
Faudrait pas s’acharner sur Latendresse. Il a sans doutes des grosses fesses, mais il n’est pas un voleur de jeu de finesse. Il a dévié la grosse shot c’est certain.
14 November 2006 à 11:55
Une petite suggestion pour votre site,vous devriez faire une levée de fond pour notre grand défenseur Niinima.Je suis plus capable de voir ce paresseux sur la glace.Il faut amassé de l’argent pour lui permettre de passer une belle retraite sur les côtes du Labrador.Les deux pénalités d’hier sont la goutte qui a fait débordée la piscine.
15 November 2006 à 14:25
À 2.5 millions par saison, Niinimaa a déjà trop d’argent pour sa retraite.