Affaires courantes
Pas le choix d’en parler
Alex Coupal
Wednesday, 8 November 2006
Après deux matchs contre les équipes de l’ouest canadien, il faut admettre qu’ils n’ont pas tort de vouloir affronter le Canadiens plus souvent. On a eu droit à un excellent match entre les Oilers et le CH mardi soir au Centre Bell. De la vitesse, des arrêts et des batailles. Oui oui, des batailles avec des poings sur la gueule et tout. Et en prime, un événement qui façonne l’histoire. Je parle évidemment du premier but de Brad Winchester dans la LNH. Mais non, c’est pour rire.
J’ai déjà eu un professeur qui disait que tous les grands chefs font de la tarte aux pommes. C’est une phrase que j’aime bien me rappeller quand je veux continuer de me penser génial lorsque je manque d’originalité. En ce lendemain historique, pas le choix de parler de Guigui. Depuis le début de l’année, Latendresse est notre petit trésor national. À vous les partisans, ce qui est normal, mais aussi aux coachs et joueurs de l’équipe, ce qui l’est moins. Je ne vous apprends rien si je vous dit que le milieu du hockey est plutôt viril. Il est donc rare qu’une recrue soit chouchoutée par ses coéquipiers et ses entraîneurs. C’est pourtant la philosophie que semble avoir adoptée Carbonneau et jusqu’à présent, les résultats sont intéressants. Comme vous l’avez lu à plusieurs reprises ici, la progression du Kid est bonne. On le répète car c’est d’autant plus étonnant d’assister à pareille situation chez le Canadiens, une équipe qui n’a pas toujours eu beaucoup de succès avec le développement de ces jeunes joueurs. Jusqu’à tout récemment, on employait des techniques plus traditionnelles, dans le genre ferme ta yeule pis patine. Ce qui m’amène à vous parler des médias anglophones qui nous trouvent, amateurs et médias francophones, trop soft avec Guillaume. Avec P.J. Stock en tête, qui sévit sur les ondes de Team 990 AM, nos collègues anglos tendent vers une idéologie qui dit que Latendresse est surprotégé par les médias francophones. Loin de moi l’idée de les contredire, ils ont raison. La différence, c’est que je n’y vois pas de problème. Tellement que je reste avec l’impression hâtive que c’est la bonne chose à faire. L’opinion étant aussi uniforme de notre bord, il est intéressant de gratter un peu plus de l’autre côté du billinguisme canadien. Une des idées véhiculées qui est désagréable à l’oreille est celle voulant qu’on ait gardé Latendresse principalement parce que c’est un petit gars de la place. Possiblement qu’il y a un fond de vérité dans ce genre de propos même si je refuse de croire que Bob Gainey bâtit son équipe en fonction du marketing. Reste que ces opinions se transforment parfois en grogne populaire chez nos frères canadiens. Maintenant que Tender a marqué son premier but, faudrait pas commencer à capoter. Ce serait plate que la grogne s’installe à la grandeur de la province. Adoptons l’approche de Carbonneau et prenons bien soin de notre petit trésor. Il est sur la bonne voie.
Â
Le commissaire Gary Bettman et quelques directeurs généraux étaient au Centre Bell pour assister à ce classique tout à fait canadian.
Bettman : Pis les boys, qu’est-ce qu’on fait après l’ouvrage?
Un DG : On pourrait aller à Montréal voir la game.
Bettman : Montréal…c’est pas la place où il y a plein de belles femmes?
Un autre DG : Effectivement.
Bettman : Prenons mon jet privé.
Ces gars là on l’air de mener une vie vraiment plate.







8 November 2006 à 13:57
Pas le choix de laisser un commentaire, maintenant que l’organe de propagande de Gesca parle enfin de vous.
Gui Gui Gui a joué son meilleur match mais avouons que jouer sur un premier trio ça aide à avoir des occasions. Peu importe, il s’agissait probablement de son meilleur match. On lui en souhaite d’autres ainsi que des séances de power skating.
Comment ça Bettman put arriver juste sur une gosse pis avoir des billets, c’est pas supposé être plein cette cabine téléphonique là ?
8 November 2006 à 14:56
Tiens, tiens. Vous qui trouviez que Gui gui était lent, mais lent. Il est bon de voir que votre veste est réversible… comme la nôtre d’ailleurs.
Pour ce qui est de Gesca, nous attendons toujours leur offre d’achat.
Finalement, il y aura toujours de la place au Centre Bell pour “call me Gary”. Il est tellement petit., un de plus, un de moins.
9 November 2006 à 11:49
Un bon chroniqueur de sports n’a jamais la même idée deux jours de suite. Sauf pour la certitude que Canadien va gagner la Coupe cette année, ça c’est une certitude sûr et certaine.
9 November 2006 à 21:47
Je prends des notes, je prends des notes