Affaires courantes
Quelques évidences

Alex Coupal
Friday, 27 October 2006

J’espère que personne n’est surpris d’apprendre en ce lendemain de confrontation Boston-Montréal que le Canadiens l’a emporté. C’était prévisible. N’avez-vous pas appris la leçon les enfants? Le Canadiens bat toujours Boston. Même quand il reste seulement une seconde à jouer. Une superbe seconde que nous a offert Markofff en prenant bien son temps pour placer gracieusement la rondelle par-dessus Fatso Thomas. D’une fluidité poétique. Le but vainqueur, marqué en avantage numérique, a entrainé la colère des amateurs bostoniens réuni au Fleet Center qui ont lancé sur la glace tous ce qu’ils avaient sous la main. Tellement que le match n’aura durée que 59 minutes 58,8 secondes, puisque les arbitres ont cru bon mettre un terme aux hostilités à ce moment. Et après on lit de réputés chroniqueurs sportifs nous dire que la foule du Centre Bell manque de classe. Pffff…

Au-delà de ce match,  on a pu assister à quelques scènes de caprices de deux de nos joueurs russes. Commençons par Kovalev, qui fidèle à son habitude a fait dans le spectaculaire. Mécontant du travail des arbitres, Alex s’est exprimé sur le sujet, non pas en discutant avec les hommes zébrés mais plutôt en faisant de l’éclat et du fracas, avec son bâton dans la bande. Ce qui a mis le département de surnom de Ste-Flanelle.com sur un nouveau coup en dénichant un sobriquet bien plus pertinent que l’Artiste pour Kovalev. La Diva. On ne pourrait trouver mieux pour le décrire. Une Diva, c’est un être d’exception, doté d’un talent phénoménal et qui en est conscient. Ce qui explique qu’elle se permette des caprices comme bon lui semble car elle unique et impossible à remplacer. Tenez-vous le pour dit, Kovalev est une grande diva et c’est pour ça qu’on l’aime. Son mini-lui, Samsonov, a également fait dans les vagues. On a appris que même son agent joint sa voix au pleurnichage de son protégé. Il semblerait que le clan de l’ami Sammy a décidé que ce dernier n’était pas un joueur de 4e trio. Le hic, c’est que leur opinion ne vaut pas plus que la vôtre ou la mienne. Espérons qu’ils s’en appercevront par eux-même car loin de nous l’intention de lancer la pierre à Samsonov pour ses doléances. On préfère un joueur qui se plaint de son temps de glace à un autre qui n’en a rien à foutre.

En terminant, un petit mot sur Team 990, la radio sportive anglophone de Montréal sur la bande AM. Vous aurez peut-être remarqué qu’Andie Bennett mène largement notre sondage sur la femme la plus hot dans le monde du hockey local. Faisons d’ailleurs une petite précision sur l’utilisation du mot hot dans la question. Nous faisions évidemment référence à une voix hot puisque ce n’est pas du tout notre genre de nous attarder aux considérations physiques, encore moins celles des femmes. Vous pouvez entendre le fruit des délicieuses cordes vocales d’Andie dans le show du retour de Mitch Melnick, l’idole de l’auteur de ces lignes. Notre lectorat, plutôt habitué à nous voir vomir sur les médias sportifs tradionnels, sera peut-être étonné de lire des bons mots sur ce sujet. Nous devons tout de même nous rendre à l’évidence que l’équipe de Team 990 fait réellement du beau boulot avec Melnick en tête de liste. Un commentateur sportif que vous vous devez de découvrir. Malheureusement, si vous ne comprenez pas l’anglais, vous ne pourrez goûter au style et à l’humour de ce communicateur qui fait vraiment passer nos analystes francophones pour des juniors. Ça vous apprendra à avoir passé tous vos cours d’anglais au secondaire à fantasmer sur votre premier french kiss.
 

4 réponses à “Quelques évidences”

  1. Atchou :

    Évidence? La seule évidence que je vois est que nous n’avons pas regardés le même match. Notre Sainte-Flanelle a mal joué, s’est vu décerner des pénalités aussi douloureuses qu’inutiles et le match a bien failli lui glisser entre les doigts. L’issu du match aurait très bien pu pencher en la faveur de Boston, surtout si ça s’était rendu en tir de barrages où on connait la faiblesse de Huet.

    Il m’aura fallu ce match pour revenir à ma bonne vieille habitude de l’année dernière qui était de crier après mon téléviseur. Contrairement aux partisans des Bruins, j’ai garoché la moitié de mon sac de crottes de fromage et encore la moitié de mon sac de chips au bacon sur la télé au cours de la deuxième période et j’ai du ramasser le tout à la toute dernière seconde du match avant que ma blonde n’arrive…

    J’espère de tout coeur que le CH crissera une volée à Toronto afin que je me remète dans l’ambiance de l’indonditionalité partisane.

  2. Alexandre Coupal :

    Vous avez bien raison de dire que le Canadiens n’a pas bien joué et je ne crois pas avoir écrit le contraire dans cette chronique. J’ai tenté de faire diversion en parlant du fait que le CH est la bête noire du Boston. Contrairement aux médias traditionnels qui font semblant de ne pas être fans du Canadiens, ici à Ste-Flanelle.com, nous nous assumons. Vous pouvez être certains que s’il avait fallu que les Bruins l’emporte, la chronique aurait eu un autre ton. Tout comme vous, nous souhaitons une victoire sanglante contre Toronto samedi.
    Merçi pour votre commentaire.

  3. Vladimir Tanguay :

    Vous avez pas pensé que le fait que Kovy s\’est mis à frapper partout avait un rapport avec l\’article paru le jour même (ou d\’avant) sur la dureté de ses bâtons de la compagnie dont il est le fier actionnaire.

    Beau coup de marketing

  4. Frédéric Lord :

    Effectivement, en plus d’être un virtuose du bâton, Kovy est un génie des communications.
    Nous étions d’ailleurs à la réunion de production de la campagne publicitaire de son entreprise. Entre deux cuisses de poulet que nous avions commandées, nous en sommes venus à une première idée pour un slogan. Ça va comme suit: ” Compter avec un bâton plus dur? Pourquoi pas!”
    A été rejeté: ” Un bâton dur, ça soulève les foules!”.

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